L’Amour au pluriel

C’est le nom de la première série de l’Atelier.
Parce que l’amour ne se résume pas, il prend des formes multiples.

Parfois passionnel, parfois maternel.
Parfois tendre, parfois impossible.
Il se vit à deux, à soi, dans le manque ou dans le souvenir.
Il éclate, s’efface, revient.
Il est lien, lumière, abandon – ou juste un geste répété au quotidien.

Cette série et une traversée. Chaque toile explore une façon d’aimer, ou d’avoir aimé.
Aucune ne dit tout.
Mais ensemble, elles esquissent un amour au pluriel.

Néha – 50x60cm

Première toile de la série L’Amour au pluriel.

Avant même de se voir, certains liens existent déjà.
Un souffle partagé. Une chaleur douce.
Un rythme qui se cale à un autre, sans mot, sans attente.

Néha, c’est l’amour maternel dans ce qu’il a de plus intime : celui qui précède la naissance, qui se tisse dans le corps et le silence.

Le nom vient de la fusion entre naître et haleine.
Il désigne cet espace suspendu entre une mère et l’enfant qu’elle porte. Un lieu de sécurité. Un moment de complétude.

Elsion – 60x80cm

Seconde toile de la série L’Amour au pluriel.

Il y a des élans qui surgissent sans prévenir.
Qui débordent, qui dévorent.
Des feux qu’on ne retient pas — parce qu’on les veut, autant qu’ils nous dépassent.

Elsion, c’est l’élan amoureux dans sa forme la plus brute.
Celui qui embrase.
Celui qu’on suit, même quand il nous emporte trop loin.

Le mot vient de la fusion d’élan et pulsion.
Il désigne cet instant précis où le cœur bascule.
Où l’on s’abandonne, entier.e, au vertige.

Miréa – 55x46cm

Troisième toile de la série L’Amour au pluriel.

Miréa, c’est l’amour qui n’est plus.
Rupture, absence, éloignement…
Il reste quelque chose. Une trace. Une lumière douce, persistante.

Le mot vient de la fusion de miroir et rémanence.
Il désigne un amour passé, qui continue d’exister autrement.
Parce qu’on a aimé — et que c’est inscrit.

Un lien silencieux.
Un souvenir qui ne fait plus mal, mais qui luit encore.

La constellation de la Flèche (Sagitta) y murmure, comme un éclat discret.

Delfra – 100x80cm

Quatrième toile de la série L’Amour au pluriel.

Il y a des amours qu’on ne vivra jamais.
Trop tôt, trop tard, trop loin. Mais bien réels.

Delfra, c’est l’amour impossible.
Celui qui secoue, qui attire, qui blesse.
Qu’on ne choisit pas, mais qu’on ne peut pas ignorer.

Le mot vient de delta et fracture.
Il désigne ce point de rupture entre deux élans sincères — et inconciliables.

Âmance – 30x30cm

Cinquième toile de la série L’Amour au pluriel.

Elle est la fusion de âme et balance.

Cette toile évoque l’amour de soi — pas celui qu’on affiche, mais celui qu’on cultive à l’intérieur.
Un équilibre que l’on apprend à reconnaître, puis à aimer. Quelque chose de discret, parfois fragile, entre la présence à soi et la bienveillance.

C’est un lien intime, sans témoin. Un ancrage doux.
Un amour silencieux, mais plein, comme une goutte suspendue au calme.

Tessare – 55x33cm

Sixième toile de la série L’Amour au pluriel.

Il y a des liens qui ne se disent pas.
Ils se tissent lentement, dans la simplicité des gestes.
Un café partagé. Un silence confortable. Un regard qui comprend déjà.

Tessare, c’est l’amitié tranquille.
Un fil discret, mais solide, qui croise et recroise nos vies.
Un lien qui ne tire pas, qui ne rompt pas, mais qui tient.

Le nom vient de la fusion de « tisser » et « sorare » (sœur, en latin).
Il évoque cette fraternité douce, patiente, presque invisible – mais essentielle.